Petit chalet typiquement norvégien

Lost in the middle of Norway — Dombås

Attention, vous êtes sur le point de lire le troisième article de ma série sur la Norvège. Je vous invite à découvrir les premier et deuxième articles sur ce blog.

Nous poursuivons notre parcours initiatique au pays de Norvège. Depuis notre siège dans le bus qui nous emmène vers le petit village qu’est Otta, nous apercevons déjà au loin les montagnes enneigées. Qu’elle est belle, la neige de Norvège !

Mais nous ne faisons que nous arrêter à Otta, le temps pour nous de manger quelque chose avant de reprendre le train pour Dombås. Nous aurions aimé tenter l’auto-stop, mais la plupart des gens que nous avons rencontrés jusqu’à présent nous l’ont fortement déconseillé. Il semblerait que ce ne soit vraiment pas habituel en Norvège, et l’on risquerait d’attendre fort longtemps avant de tomber sur quelqu’un qui voudrait bien nous emmener vers le Nord. Continuer la lecture

Un drakkar moderne sur le lac Mjøsa

Lost in the middle of Norway — Lillehammer

Attention ami lecteur, ceci est le deuxième article de ma saga sur la Norvège ! Venez découvrir le premier épisode ici, si ce n’est déjà fait.

Nous reprenons notre traversée de la Norvège en direction de Trondheim. Prochaine étape : Lillehammer. Hélas, nous nous apercevons bien vite que nous ne sommes pas seuls sur la route, et nous devons faire face à un train bondé ! Nous n’avons d’autre choix que de rester debout ou de nous asseoir au milieu du passage. De plus, le train nous précédant rencontre quelques difficultés, ce qui entraîne un ralentissement de notre côté. Il faut en effet savoir que la ligne de chemin de fer entre Eidsvoll et Lillehammer longe l’immense lac Mjøsa — avec ses 117 km de long, il est le plus grand de Norvège —, ce qui fait qu’il n’y a qu’un seul rail pour les deux voies. Ainsi, si un train est à l’arrêt, c’est toute la ligne qui en subira les conséquences. Pendant ce temps, le contrôleur passe dans les rangs pour s’assurer que tout se passe bien pour les voyageurs. La plupart descendent d’ailleurs à Hamar, à mi-chemin, située sur les rives du lac. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de la visiter, mais il paraît que les ruines de sa cathédrale sont protégées par une structure en verre, d’où son surnom de « double cathédrale ».

La double cathédrale de Hamar — CC-BY-SA Torstein Frogner

La double cathédrale de Hamar — CC-BY-SA Torstein Frogner

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Lost in the middle of Norway — Eidsvoll

Je reviens d’un voyage d’une semaine en Norvège avec mon frère et sa petite-amie, l’occasion pour moi de reprendre le cours de ce blog laissé — je le reconnais et m’en excuse — trop longtemps à l’abandon.

Je ne suis jamais très à l’aise en avion, toujours un peu peur que quelque chose se passe mal, surtout lors du décollage et de l’atterrissage. Toutefois, je ne parviens pas à décrocher mon regard du hublot. Nous arrivons bientôt en Norvège, à l’aéroport de Rygge, situé à quelques 70km au Sud d’Oslo. Ce pays est tout simplement magnifique. Des forêts à perte de vue se mêlent aux fjords jusqu’à former des dégradés de verts et de bleus. Il n’y a pas de mot pour décrire cette indescriptible beauté, qui ne pourrait guère être comparée à ma petite Belgique surpeuplée. Continuer la lecture

Le Régiment Monstrueux

Le régiment monstrueux

J’ai lu votre compte-rendu. Croyez-vous possible que toute une nation soit folle ? — Terry Pratchett, Le Régiment Monstrueux

Il est rare — en fait, impossible — qu’un livre de Terry Pratchett vous laisse indifférent. Au travers de son univers alternatif où le monde prend la forme d’un disque reposant sur le dos de quatre éléphants, eux-même juchés sur une tortue géante voguant paisiblement par delà le multivers, l’auteur de fantasy parvient toujours à dresser une critique de la société juste et sincère, comique et sérieuse, comme un miroir difforme et dérangeant, mais toujours amusant. Terry Pratchett étant un écrivain prolifique — avec pas loin de quarante-deux bouquins pour sa seule saga du disque-monde —, il est plus que difficile de dire quel serait mon livre préféré.

Néanmoins, si je ne devais en choisir qu’un — faisant fi de la torture psychologique que cela engendrerait en moi — ce serait certainement Le Régiment Monstrueux1. Continuer la lecture


  1. Toutefois, le fait que ce soit le dernier livre que j’ai lu y joue sans doute un peu pour beaucoup. 

O Captain ! My Captain !

Carpe diem

O Captain! My Captain!

Je visionnais Le Cercle des poètes disparus, lorsque je me suis souvenu, à ma grande surprise, que je ne l’avais jamais vu.

Pour rafraichir la mémoire de ceux qui l’aurait perdue, le film se déroule en 1959, aux États-Unis.  On y suit des étudiants entrant à l’académie de Welton, aussi réputée qu’austère. M. Keating (Robin Williams), professeur de littérature anglaise, y entame sa première année d’enseignement et, utilisant des pratiques assez originales (du style arriver en cours en sifflotant, avant de repartir aussitôt), il encourage ses élèves à l’anticonformisme, au goût de la liberté, etc. Il leur enseigne la poésie (en se tenant debout sur des pupitres) et l’épicurisme. Continuer la lecture